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Le canal, voie royale du transport

UN ARTICLE DE
  | LE SOIR - JEUDI 3 FEVRIER 2005


Pour la première fois dans son histoire, le Port de Bruxelles dépasse largement les 7 millions de tonnes transportées par voie d'eau (7,7 millions de tonnes exactement).
D'une année à l'autre, la progression est sensible: + 1 million de tonnes.
Il est vrai que l'année 2003 avait été marquée par une grève sur le canal du centre, qui avait privé Bruxelles d'une partie de son trafic habituel.

Sur dix ans, la hausse du trafic est encore plus sensible: + 60 %.
Elle conforte la place et le rôle du Port dans l'économie locale.
Si l'institution n'occupe que 130 personnes, elle fait travailler directement 6.000 personnes (les entreprises établies dans le domaine portuaire) et 3.000 autres indirectement, selon une étude réalisée par l'Orbem.

Et puis, on vient de très loin. Durant les dernières décennies du XXe siècle, le transport routier n'avait cessé de s'étendre aux dépens du train et de la voie d'eau.
A Bruxelles, les problèmes de mobilité de plus en plus aigus ont poussé les autorités régionales à revoir la politique portuaire.

Le problème?
La capacité d'une péniche étant égale à celle de 60 camions, on comprend que la voie d'eau devienne un instrument de décongestion de la ville.
Depuis la création du Port, le volume des marchandises manutentionnées ou en transit n'a cessé d'augmenter.
Bruxelles est aujourd'hui l'un des principaux ports fluviaux d'Europe occidentale.

Bien sûr, le transport routier reste plus compétitif que celui par voie d'eau parce qu'il est souple et rapide.
Encore que. S'il n'y a pas de rupture de charge, le transport fluvial s'avère extrêmement sûr et rentable.

La reprise économique en 2004 a favorisé le redémarrage des activités portuaires.
On constate aussi une diversification des activités, dont l'exportation de gravier vers les Pays-Bas (300.000 tonnes). De même, le secteur de la meunerie revient en force. La réactivation de la plate-forme multimodale dans l'avant-port (manutention des conteneurs) a permis de reconquérir des parts de marché.
C'est avec les Pays-Bas que les échanges sont les plus importants.
Viennent ensuite la Belgique, l'Allemagne, la France, la Russie et les Etats baltes.

A terme, les perspectives restent bonnes.
La croissance des importations montre que le port devient un centre d'approvisionnement régional.
Les projets de développement existent, notamment à Carcoke.
Enfin, son rôle environnemental joue en sa faveur.
En 2004, ce sont 386.000 camions qui n'ont pas traversé Bruxelles grâce à la voie d'eau.


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